Veuillez trouver tous les articles de Guillaume Delaage sur son nouveau site :
L’INCROYABLE SCIENCE DU MONDE ANTIQUE
Lorsqu’en 1900 des pêcheurs d’éponges découvrirent, dans les eaux du
Péloponnèse, une épave de bateau chargée de magnifiques œuvres d’art, on passa sous silence un objet sans intérêt recouvert de concrétions marines. Ce n’est qu’en 1959 que des scientifiques
commencèrent à se pencher sur cette structure étrange. On le baptisa la mécanique d’Anticythère. Ce serait un dispositif permettant de calculer la position de certaines planètes à un moment
choisi de l’année. Aujourd’hui, les chercheurs le considèrent même comme le premier ordinateur de l’histoire. Si la science antique semble se révéler aux yeux ébahis de notre monde moderne
peut-on considérer la mécanique d’Anticythère comme le seul instrument scientifique antique ? D’où venait cette science ?
Alexandrie
Cette machine astronomique fut certainement fabriquée
par Archimède inspiré sans doute par Ctésibios son illustre prédécesseur. Archimède, Euclide ou Eratosthène étaient les savants les plus réputés de leur temps. Ils ont tous étudié et enseigné
dans la bibliothèque d'Alexandrie. Celle-ci était célèbre dans tout le monde antique et connue comme un laboratoire de l’intelligence humaine. Construite en -288 par Ptolémée Ier, on y conservait
700 000 rouleaux de papyrus, soit l'intégralité du savoir de l'époque.
On pouvait trouver des papyrus, des livres écrits dans toutes les langues, traduits de l'égyptien vers le grec, de l'araméen, de l'hébreu
vers le grec, mais aussi bien d’autres langues. Toutes les sciences y étaient contenues, l’astronomie, la mécanique, la physique, les mathématiques, la géométrie, la médecine, l’histoire (dont une
partie ante diluvienne aujourd’hui disparue)…
(Photo : Le mécanisme d'Anticythère ©Musée
National d'Athènes)
Mais la bibliothèque d’Alexandrie n’explique pas tout car bien que de nombreux traités scientifiques pouvaient être consultés personne n’a pu à
ce jour, comprendre d’où certains savants de l’époque pouvaient tenir leurs connaissances. C’est encore Archimède qui fabriqua le miroir ardent en 214 avt. J.C qui permit aux armées de Syracuse
de battre la flotte des Romains. Celle-ci prit feu aux abords des côtes dans un brasier que les historiens mentionnèrent dans de nombreux ouvrages. Quels étaient ces miroirs qui pouvaient
projeter une telle chaleur à distance ? Certains ont dit que les boucliers polis des soldats étaient l’explication. Des scientifiques se sont penchés sur la question et ont conclu que ce
miroir ardent était certainement autre chose de plus puissant pour enflammer à distance les navires ennemis. On utilise aujourd’hui une fournaise à énergie solaire dans un site du Colorado selon
ce même principe. Elle atteint 1000°…
(Photo : Reconstitution en image de synthèse de la Bibliothèque d'alexandrie)
Héron d’Alexandrie fabriquait des automates pour de nombreuses utilités quotidiennes. Clepsydres perfectionnées pour mesurer le temps,
distributeurs d’eau automatiques dans lesquels on mettait une pièce qui lorsqu’elle tombait actionnait un mécanisme qui laissait couler de l’eau. Il fabriquait encore des personnages animés qui,
dans les amphithéâtres, servaient de décor au jeu des acteurs. Inutile de dire que le public était admiratif devant de telles prouesses. C’est ce même génie des sciences qui fabriqua des portes
coulissantes dans les temples pour laisser apparaître la statue du dieu. Les fidèles étaient souvent stupéfaits par ces manifestations « miraculeuses ».
En Crète, en Egypte et en Grèce on utilisait l’énergie électrique, et les Minoens domestiquaient la foudre par de hauts mats en cuivre disposés
à l’entrée des centres religieux. Dans le temple d’Edfou en Egypte en 212 avt. J.C on a retrouvé de semblables mâts. Il y a 3500 ans, les Mycéniens connaissaient l’ambre pour ses propriétés
électrostatiques. En Irak on découvre en 1938 une pile qui produisait 1volt d’électricité. Des études ont permit de conclure qu’elle servait d’électrolyse pour dorer des pièces de monnaie à l’or
fin. Cette découverte précède de 2000 ans celles de Volta et Galvani !
(Photo : Invention de Héron d'Alexandrie - © CNAM)
Les Romains ont eu aussi leurs personnages d’exception. Vitruve le grand architecte détenait des connaissances impressionnantes pour son temps.
Il écrivit un ouvrage en dix volumes sur l’architecture en se basant sur les découvertes des Grecs. C’est lui qui créa l’unique manuel de l’histoire de l’architecture de l’Antiquité qui nous soit
parvenu. Grâce à lui, Auguste érigea à Rome la plus grande horloge solaire du monde. C’était un génie de on temps, il travailla avec succès sur les pompes a eau et d’autres systèmes
hydrauliques.
Léonard de Vinci s’est lui-même inspiré de Vitruve et de ses machines antiques. Que dire aussi des découvertes qui faisaient la gloire de
l’empire romain : les Thermes, la plomberie les latrines et leurs canalisations d’égouts, des fenêtres de verre qui captaient la lumière solaire pour chauffer les maisons, ou encore les
énormes roues à eau qui ont permit aux Romains de passer d’une économie basée sur l’esclavage à une économie qui laissait présager la découverte industrielle.
(Photo : L'homme de Vitruve d'après Léonard de Vinci)
Plus étonnant encore
Tous ces inventeurs et savants détenaient une connaissance dont on ne retrouve plus la trace. Certaines étaient même si sophistiquées qu’elles laissent perplexe. Archytas de Tarente en Italie, le
maître de Platon, philosophe connu pour ses remarquables et impressionnantes découvertes en mécanique pratique et en mathématiques, construisit une incroyable colombe en bois. Le mécanisme devait
être très perfectionné car elle volait, battait des ailes et restait en l'air pendant plusieurs minutes. Ce génie, qui vivait en 400 avt. J.C inventa aussi la vis, la grue, et diverses machines
hydrauliques.
Numa qui étudia auprès de savants de son époque connaissait le moyen de produire de la foudre et de la diriger. Il voulait que ce secret soit l’apanage de tous les souverains romains, mais ce
secret fut perdu par Tullius Hostillius qui dirigea mal la charge électrique et fut foudroyé. Le secret disparut avec lui. Pline rapporte ces faits comme une tradition étrusque.
Aulu Gelle nous dit que les Egyptiens étaient maîtres dans l’art des miroirs. Les uns multipliaient les objets, les autres les
renversaient et placés dans une position particulière ces miroirs ne reflétaient plus rien. Ils connaissaient les lentilles concaves, convexes et se servaient du prisme pour décomposer la
lumière. Cicéron, Aulu Gelle, Sénèque Jamblique et bien d’autres auteurs ont décrit des optiques permettant « de voir des objets et de les rendre visibles à de grandes distances »
(télescopes ?) Ces mêmes auteurs parlent également de microscopes hydrauliques.
Dans le domaine de l’acoustique, les échos de Thrace, d’Eleusis et de Thessalie ainsi que celui de Delphes indiquent l’incroyable connaissance de ces hommes de science par les répétions triples
et quadruples d’échos qu’ils avaient crée en creusant des cavernes. Lors de l’invasion de Delphes par les Perses, le temple fut préservé du pillage et la ville sauvegardée en partie grâce aux
échos que les prêtres avaient construits dans le Parnasse.
Quelques centaines d’hommes criaient à tue tête ce qui donnait à l’ennemi l’impression qu’il y en avait des milliers. Tout cela était du à la
connaissance précise des lois de l’acoustique. Dans certains temples et hypogées les sons circulaient de manière étrange tantôt ils s’évanouissaient, tantôt ils s’amplifiaient. Parfois même ils
étaient inaudibles alors que la personne parlait devant une autre mais étaient entendus clairement par une troisième qui se trouvait plusieurs mètres plus loin.
(Photo : Temple d'Apollon à Delphes - © G.D)
L’art si précis de la verrerie ne semblait pas avoir de secrets pour les Anciens. Flavius Vospicus rapporte que « l’empereur Adrien envoya
à un de ses consuls trois coupes de verre qui comme le cou d’un pigeon avaient la propriété de réfléchir plusieurs couleurs. Lorsqu’on les regardait dans un autre sens elles imitaient la
pierre précieuse nommée obsidiane ».
Pline et Pétrone on consigné un autre fait très étrange. Sous le règne de Tibère un artiste avait la possibilité de fabriquer des
vases de verre flexibles qui ne se brisaient pas. Il en offrit a l’empereur, puis lui fit la démonstration en projetant violemment le verre sur le sol. Il le ramassa intact. L’empereur lui
demanda si un autre que lui connaissait ce secret. L’artiste lui répondit qu’il était le seul à le détenir. Tibère, de peur que cette découverte fasse baisser le cours de l’or et l’argent, lui
fit trancher la tête.
Parmi les nombreuses découvertes attribuées à Démocrite il est celle de la poudre à canon qu’il parvenait à maîtriser parfaitement. Il semble qu’il ne fit pas usage de cette découverte à des fins
militaires. Le Grand Apollonius de Tyane vit chez les Gymnosophistes de l’inde des trépieds qui venaient se ranger d’eux-mêmes sous une table. Macrobe raconte que dans le temple d’Hiérapolis il a
vu des statues se déplacer et revenir peu de temps après à leur place, par elles-mêmes. On voyait sur l’autel de Vénus une flamme inextinguible qui brûlait nuit et jours sans savoir ce qui
l’alimentait. En Chine, les annales rapportent que l’empereur Wit-Hui il y a 3600 ans, conduisit des chars à foudre contre les Tartares qui lui faisaient la guerre. Son artillerie lui assura
ainsi la victoire. Agathias nous apprend qu’au 6ème siècle, Anthème de Tralles l’architecte de l’église Sainte Sophie se vengea du rhéteur Zénon en incendiant sa maison avec des
éclairs foudroyants accompagnés d’un bruit effrayant. Dioscoride nous apprend que dans l’Egypte antique on utilisait l’anesthésie générale ou partielle au moyen de la pierre de Memphis
que l’on réduisait en poudre et que l’on préparait selon une formule précise. Des opérations chirurgicales pouvaient être ainsi pratiquées. Les Péruviens pratiquaient, il y a très longtemps, la
trépanation et connaissaient l’antisepsie bien avant Pasteur.
La liste de ces personnages géniaux pourrait encore être longue et une question demeure cependant : d’où tenaient-ils cette
science ?
Un passé bien lointain
Il est bien évident que si Léonard de Vinci s’est inspiré de Vitruve comme d’autres génies de la Renaissance se sont inspirés de l’Antiquité, si Vitruve lui-même s’est inspiré des Grecs et
particulièrement d’Archimède on peut penser en toute logique que ces anciens savants de la période hellénistique se sont eux aussi inspirés d’autres hommes de connaissance avant eux. Ainsi on
peut remonter la chaîne jusqu’à cette période antique et comprendre que ces personnages détenaient des informations et des textes qui s’étaient transmis de maître à disciple car étant donné la
perfection des ouvrages et des constructions antiques on ne peut qu’être émerveillé devant tant précision et de beauté.
Ils avaient eu accès bien évidemment a une source d’enseignement qui s’était transmis par l’intermédiaire de certains savants après la chute de l’Atlantide et particulièrement via certains
centres situés dans l’ancienne Egypte. Il faut dire qu’il y a actuellement dans l’histoire de cette civilisation des « vides » énormes particulièrement pour la période se situant bien
avant Ménes et les Rois faucons, il manque une chronologie historique de cette période dite « mythologique » où les dieux régnaient dans cette région du globe. En fait il s’agissait, à
cette époque, de pharaons qui étaient réellement les fils des « dieux qui marchaient sur la terre ». C’étaient les descendants des survivants de l’Atlantide et parmi eux certains
Adeptes. Cette lointaine époque n’est pas consignée dans les manuels de l’histoire officielle pourtant la Tradition Hermétique en parle (voir Thot-Hermès –Origines secrètes de l’humanité – G.
Delaage) et retrace le parcours de ces connaissances aujourd’hui oubliées. C’est ainsi que cette science du passée s’est en partie transmise au cours des différentes périodes de l’histoire
jusqu’au Vème siècle de notre ère date à laquelle des forces sombres ont eu raison de l’esprit, pour un temps. Bon nombre de ces personnages de l’Antiquité étaient des réincarnations
d’Atlantes comme, par ailleurs, des esprits brillants de la Renaissance étaient eux aussi des réincarnations de ces savants grecs et romains.
Certaines de ces âmes éclairées se retrouvent aujourd’hui encore parmi nous car la chaîne des renaissances poursuit son œuvre jusqu’à
l’accomplissement final. Des initiés ont reconnu le penseur et philosophe grec Héraclite (VIème siècle avt. J.C) en la personne d’Herbert Spencer sociologue et biologiste du XIXé siècle.
Ces connaissances impressionnantes, nous dit la Tradition Hermétique, ont été transmises de siècle en siècle depuis l’Atlantide par des sages
des savants et surtout des Adeptes afin d’apporter la Lumière au monde (songeons que dans l’art certains d’entre eux se sont aussi manifestés comme le peintre Véronèse qui était l’incarnation du
grand Adepte : le Maître Vénitien). La science des Anciens n’est pas apparue subitement dans le monde elle n’était que le fruit de l’expression –à certaines époques- de la volonté des
Adeptes à donner plus de connaissances au monde après le déluge de l’Atlantide (en tout cas dans sa dernière période d’engloutissement), mais aussi de la manifestation inévitable de la Loi du
Karma. Aujourd’hui, le monde se prépare à entrer dans une nouvelle phase.
(Photo ci-contre : Herbert
Spencer)
Qui pourra dire exactement quelles seront les conséquences des choix humains ? En fonction de l’attitude qui sera celle du monde,
s’ouvriront des perspectives différentes. Le choix est donné à chacun aujourd’hui de comprendre que la VIE doit être la seule voie de salut. La protection de la vie dans la nature, dans
l’environnement, pour les différents règnes qui la composent. Toutefois là ne s’arrête pas cette quête du vivant. A cela s’ajoute la véritable compréhension de la vie c’est-à-dire la recherche du
Divin en soi, trop souvent ignorée. C’est de cette perspective que l’évolution de l’homme ouvrira de nouveaux horizons à partir desquels la science sera comprise dans la structure des Principes
Universels liés à la conscience et non pas séparée d’elle.
Guillaume Delaage
© Guillaume Delaage avril 2008
Toute reproduction totale ou partielle des textes interdite
Commentaires