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2012
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A LA RECHERCHE DE LA LÉMURIE
Si l’Atlantide est un continent mystérieux qui enflamme l’imagination, la Lémurie ou continent de Mû – bien que moins connu – n’en est pas moins une énigme pour les historiens et les chercheurs. Mythe pour certains, fable pour d’autres, ce continent lointain situé hypothétiquement au cœur de l’océan Pacifique n’a pas fini d’exciter la curiosité des investigateurs en quête de mystère. Toutefois, si l’on parvient à rassembler quelques éléments épars sur l’Atlantide, la Lémurie garde le silence sur son origine si bien que las de parcourir de fausses pistes et devant le manque d’éléments scientifiques beaucoup ont préféré ranger le continent de Mû dans les classeurs des mondes imaginaires. Mais peut-on se contenter de cette hypothèse ?
Bien sûr le manque d’informations et de pistes n’aide pas l’édification d’une théorie sérieuse. Est-ce pour autant que tout doit être
balayé ? C’est au XIXé siècle que le continent fut exhumé du silence après des millénaires. En effet le zoologiste Philip Sclater tenta d’expliquer la répartition de certains mammifères,
dont les lémuriens, dans des zones géographiques différentes. Il crée ainsi le mot « Lémurie » pour situer un continent dans l'océan indien, qui aurait existé il y a bien longtemps. Plus tard le
naturaliste allemand, Ernst Haeckel (vers 1900) reprend cette hypothèse. Depuis, les scientifiques ont rejeté cette idée en s’appuyant sur la théorie de la dérive des continents de
Wegener.
Au-delà de la science et s’appuyant sur la Doctrine secrète, c’est Helena Petrovna Blavatsky qui sera à l’origine de l’engouement pour le vieux continent disparu, puisqu’elle apportera des éléments clefs dans son œuvre maîtresse en 1888. Plus tard Rudolf Steiner, se basant sur les écrits de H.P.B, donnera quelques éléments visionnaires sur ce dossier désormais rouvert. Scott Elliot vers 1930 apportera également sa contribution à la saga lémurienne, mais c’est les ouvrages très controversés de James Churchward dès 1926 qui réalimenteront les critiques par la présentation des tablettes Naacals. Enfin Louis Claude Vincent, en 1970 reprendra les travaux de Churchward en offrant une perspective plus étayée et fondée, quoique trop proche de celle de son prédécesseur.
A la lumière de la Tradition
Que dit la Tradition secrète au sujet de Mû ? Les Mahatmas de la Grande Loge Transhimalayenne affirment que le continent de Mû existait
bien avant l’Atlantide, il y a de cela plusieurs millions d’années. Ces propos peuvent paraître extravagants aux yeux de la science actuelle, mais peut-être faut-il considérer le sujet sur
d’autres paramètres qui n’ont pas été pris en compte sur l’évolution elle-même (voir mon livre : Thot-Hermès, origines secrètes de l’humanité).
D’après cette Tradition antique, c’est sur le continent de Mû que s’est produit l’avènement de la race des géants au sein même d’une formidable société de Rois divins qui donna plus tard naissance à l’Atlantide. C’est à ce moment de l’histoire humaine que ce qui est mentionné dans la Genèse au sujet de la séparation des sexes eut lieu. Ces différents aspects ne seront pas développés ici car qui dépasseraient le cadre de cet article. Toutefois, les Mahatmas ont décris d’une manière précise la localisation de la Lémurie qui va bien au-delà du simple océan Pacifique, puisque nous dit HPB dans la Doctrine secrète :
Elle occupait toute la surface comprise entre la base des Monts Himalayas, qui la séparaient de la mer intérieure dont les vagues ondulaient au-dessus de ce que nous appelons aujourd'hui le Tibet, la Mongolie et le grand désert de Shamo (Gobi), entre Chitta gong, en se dirigeant à l'ouest vers Hardwar, et s'étendait à l'est jusqu'à l'Assam. De là elle s'étendait vers le sud, à travers l'Inde Méridionale, Ceylan et Sumatra, englobant, dans la direction du sud, Madagascar à droite, l'Australie et la Tasmanie à gauche et s'étendait jusqu'à quelques degrés du Cercle Antarctique. A partir de l'Australie, qui était alors une région intérieure du Continent Principal, elle s'étendait au loin dans l'Océan Pacifique, au-delà de Rapa-nui (Teapy ou l'île de Pâques), qui se trouve maintenant par 26° de latitude Sud et 110° de longitude Ouest.
On voit que le continent en question n’était pas limité à la localisation du territoire austral tel que se plaisent à le démontrer les auteurs contemporains, mais s’étendait même jusqu’à Madagascar. De nombreux exégètes ont parfois confondu à travers les mythes et légendes des peuples les faits relatifs a l’Atlantide et à la Lémurie. C’est ainsi que le fameux manuscrit Troano décrivant l’engloutissement en une nuit d’un continent abritant 64 millions d’âmes fait plus référence à la catastrophe atlante. Pratiquement rien ne subsiste aujourd’hui concernant Mû si ce n’est des vestiges impressionnant comme les longues oreilles de l’île de Pâques, surgissant d’une terre lémurienne précédemment engloutie et qui refit surface à une époque plus récente. Les restes de constructions que nous pouvons retrouver aujourd’hui dans certaines îles du Pacifique font partie des reliquats de civilisation qui existaient bien après l’engloutissement de la Lémurie mais issue directement de sa tradition.
L’œil de la science
Qu’en est-il aujourd’hui de cette fantastique saga lémurienne ? Peu de chercheurs ont repris en fait le flambeau et il semble que la
Lémurie conserve jalousement son secret au fond des abysses du Pacifique. Pourtant, récemment une équipe océanographique japonaise dirigé par le scientifique Masaaki Kimura s’est mis en quête du
continent disparu. Se basant sur les mouvements géologiques et sur les activités de l’écorce sous marine, ce géologue a tenté de démontrer qu’il existait réellement un continent englouti au large
d’Okinawa au Japon. En effet, dans les îles Jiriokiu on peut trouver ce que l’on a baptisé les pierres de rosette d’Okinawa (ci dessous).
Ce sont des tablettes en pierre gravées de signes étranges. Elles ressemblent de façon troublante à celles
découvertes en Inde par Churchward et l’on est surpris de constater que beaucoup de vieilles femmes de cette région portent tatouées sur leur corps les mêmes signes que l’on retrouve sur les
tablettes de pierre.
Les explorations sous marines effectuées grâce à un submersible téléguidé à plus de 1800m de profondeur ont permis à Kimura d’explorer la faille de Tokara d’origine volcanique, ce qui attesterait ce que la Tradition relate concernant la disparition du continent en raison de fortes éruptions volcaniques qui furent la cause de sa destruction. Les prélèvements effectués par l’équipe de chercheurs se sont avérés être du calcaire de Riukyu c’est-à-dire un calcaire que l’on trouve généralement en surface. Si donc ce matériau existe à une telle profondeur cela signifie pour Kimura qu’il que la plaque rocheuse du fond de l’océan existait en surface il y a très longtemps. Il découvrit par ailleurs, à grande profondeur, des débris d’os de mammifères qui prouvent leur existence à la surface il y a plusieurs milliers d’années. Pour lui, les îles Kyriokiu sont les restes du continent de Mû, et l’île de Yonaguni recèlerait une partie des vestiges de la Lémurie, si l’on en juge par les structures gigantesques découvertes récemment par des plongeurs, dont une formidable pyramide et une tête humaine colossale.
D'autres structures ont été recensées dans le périmètre, à une distance de 500 kilomètres entre Yonaguni et Okinawa. On y trouve des rues pavées et des carrefours. Il y a aussi près de Taiwan les ruines de l’île de Penghu qui par 30m de fond montrent qu’il s’agit d’une construction humaine. Dans de très nombreuses îles du Pacifique on retrouve des vestiges très anciens de cette fantastique civilisation qui existait il y a fort longtemps en voici une liste non exhaustive:
RUINES DE PALAU ( MICRONESIE )
LES RUINES DE NAN-MADOL À PONAPE
L'ILE DE TONGATAPU DANS LES ILES TONGA (
POLYNESIE)
ILES DE LA SOCIETE ( POLYNESIE )
LES TUMULIS DE L'ILE DES PINS ( MELANESIE )
L’ÎLE DE PITCAIRN
RUINES DE L'ILE DE LELU ( MICRONESIE )
L'ILE DE MALDEN ( POLYNESIE )
RAPA ITI ( POLYNESIE )
LES COLONNES DES ILES MARIANNES ( MICRONESIE )
LABYRINTHES DE KERAMA AU JAPON ( MICRONESIE )
Ces récentes découvertes viennent rejoindre la Tradition millénaire qui relate l’existence de formidables civilisations parvenues à un stade très développé d’évolution il y a de cela quelques millions d’années. Ces assertions pourront faire sourire certains scientifiques bloqués dans leur académisme, mais pourtant qu’arriverait-il à notre monde si demain un cataclysme venait à engloutir ou détruire nos continents ? La terre devrait peu à peu restructurer son environnement et les hommes devraient repartir à zéro. C’est ce que certains documents anciens soumettent à notre réflexion. Des fresques comme celle de la grotte de Magourata en Bulgarie (25 000 à 12000 ans) avant notre ère nous a laissé un message gravé dans la pierre présentant des êtres engloutis par des flots monstrueux. S’agit-il ici de la description des derniers jours de l’Atlantide vue par des survivants ou bien alors d’u passé encore plus lointain ?
La terre lémurienne est enfouie sous des tonnes de lave à des milliers de mètres de profondeur sous l’océan Pacifique. Seule « la chance » peut un jour nous permettre de découvrir des constructions ou vestiges ayant échappés à l’érosion et aux flammes. Nul ne pourra plus jamais percer son secret. Ceux qui pourront, avec étonnement revoir les vestiges de ce continent appartiennent au futur lointain, lorsque la terre dans son évolution géologique remodèlera ses continents. Alors peut-être referont surface les dernières traces de vie du continent de Mû. Jusque là, l’entêtement de certains chercheurs peut nous réserver quelques surprises.
G.D
© Guillaume Delaage
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