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Mardi 20 novembre 2007

 

 


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A l’approche des fêtes de Noël, il est bon de situer dans son contexte symbolique cette grande fête en dehors de tout aspect partisan. Noël est devenu, bien sûr, une fête religieuse propre aux chrétiens, mais ne faut-il y voir que cela ? La naissance de Jésus est une date clé pour l'humanité car elle recèle un message universel lorsqu'on l'extrait du dogme qui est venu l'enfermer après que l'Esprit Divin eut délivré Son Message.

 

Jésus, et bien au-delà le Christ, s'est incarné sur terre pour remplir une mission hors du commun, le but n'étant pas tant de constituer une nouvelle religion que de transformer bien des choses en ce monde. Qui a compris ce message ? De la religion qui en résulte, amoindrie et appauvrie par des siècles de transformations humaines, subsiste l'idée originelle certes, mais ô combien diminuée. Le groupe d'Esséniens qui attendait depuis longtemps cet Evénement savait qu'à travers le Maître de Justice que fut Yieschoua allait s'incarner le Christ ou l'Oint afin d'apporter à l'humanité d'alors un formidable message de Rédemption pour la libérer d'un asservissement depuis trop longtemps supporté. Cela n'a pu être réellement perçu que par quelques Initiés. Le Travail accompli par le Christ est d'une nature exceptionnelle dont les effets se répercutent encore aujourd'hui pour permettre à la race des hommes de sortir de sa condition primitive. Ce Travail fut l'assainissement de la planète, et si aujourd'hui la Connaissance peut être accessible aux hommes et aux femmes dit de bonne volonté, c'est en raison de cette Œuvre qui, au fil du temps, permet à la Lumière de briller dans la conscience de tout chercheur sincère.

                                                       © Vue de Jérusalem - Photo GD

Certains pourront se demander pourquoi le soleil est souvent lié au Christ dans la Tradition. Il faut savoir qu'il n'est pas fait référence dans ce cas au soleil physique, c'est-à-dire à l'étoile. Le Soleil, en tant que Haute Entité, fait partie d'un super-monde il possède un corps (l'étoile) une âme et un Esprit. Il est donc bien un Etre vivant dans une structure cosmique qu'il est difficile d'appréhender par un entendement humain. On touche là, d'une certaine façon, à ce que l'Astrologie traditionnelle, telle qu'elle était enseignée en Atlantide dévoilait, c'est-à-dire à la compréhension des mondes et à leurs cycles, à l'Histoire et à la Vie des Entités stellaires dans d'autres univers qui échappent à la perception humaine mais que la science commence aujourd’hui à entrevoir.

 

Le symbole d'Isis portant les cornes d'Hator avec le disque solaire et l'Enfant Horus dans ses bras ou encore la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus, sont une représentation de ce haut symbolisme traditionnel figurant la Descente de la Conscience solaire sur la terre dans le corps d'un Avatar. C'est un symbole, mais c'est aussi une réalité. Le Christ incarnait réellement cette Descente de l'Esprit solaire sur terre dans le corps de Jésus. La terre et toutes les planètes de notre système ne sont pas en dehors de ce soleil, mais bien en Lui dans son corps physique (système solaire). Le démembrement d'Osiris dans l'histoire égyptienne représente cette Conscience solaire projetée au sein même de chaque être humain. L'humanité n'a conservé de tout cela que la légende telle que nous l'a rapportée la religion chrétienne. (Voir à ce sujet le chapitre consacré au Christ dans mon livre : Thot-Hermès  - Origines secrètes de l'humanité). Il n'est pas question dans cet exposé d'aborder cet aspect de La Personnalité du Christ, mais il était bon en préambule de situer les faits avant de considérer l'aspect symbolique dans la mythologie de Noël.

 

Photo : Isis tenant Horus enfant © Université de Fribourg

  


Le solstice d'hiver

 

Le fait de placer la Naissance du Christ au 25 décembre a son importance. En effet, le solstice d'hiver marque astronomiquement la naissance du nouveau soleil, ou Néo-Hélios, terme grec qui est devenu no-ël. Les premiers siècles qui s'écoulèrent après la Crucifixion du Christ n'apportèrent aucune marque significative dans l'histoire. A Rome, il y a plus de 2000 ans, on fêtait déjà l'anniversaire du soleil invaincu au 25 décembre et l'empereur Aurélien, en 275, tenta d'imposer la religion de l'empire à partir de la Naissance du Christ. Comme à cette époque cette ancienne tradition était encore vivace, c'est un des papes suivants (Jules Ier en 337) qui fixa définitivement la Naissance du Christ dans la nuit du 24 au 25 décembre. Ce n'est qu'en 354 de notre ère que Jésus fut reconnu comme Avatar Divin par le pape Libère, qui plaça lui aussi la Nativité le 25 décembre en concordance avec une autre naissance importante, celle de Mithra. Les chrétiens de cette époque ne comprirent pas la valeur du symbole qui y était attachée. Comme toujours, on remplace un dieu par un autre pour éviter des problèmes politiques.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                           ©Photo GD                                                                                                                       

Aujourd'hui encore, beaucoup ignorent que cette fête de Naël (natal), devenue Noël au XIIe siècle, placée justement au moment où les jours solaires commencent à s'allonger, annoncent la "renaissance", la résurrection du soleil et le renouveau de la vie de la nature endormie avec lui. Peu de chrétiens comprirent à cette époque la valeur symbolique que l'on voulait donner à cette Naissance.Mais cette date du 25 décembre trouve ses racines religieuses plus loin encore, car après que Ram le Grand Pacificateur du Ramayana eut trouvé le remède pour guérir l'éléphantiasis, on voulut que la fête de la découverte du gui (le remède) coïncidât avec le commencement de l'année, et on plaça donc cette date au solstice d'hiver. Cette première nuit fut la nuit-mère et c'est au début de cette nuit que l'on célébrait le New-heyl qui veut dire le nouveau Salut, la santé nouvelle. Nouveau soleil ou nouvelle nuit, voilà un symbole qui veut signifier que la plus longue nuit de l'année ne vient en aucun cas supprimer la splendeur de ce soleil qui renaît au matin. Ce soleil, cette lumière est bien le symbole du Christ Solaire, véritable Lumière des consciences humaines et, au-delà, l'expression du Logos à l'échelle universelle et macrocosmique. Alors que le solstice d’été permet à notre planète  de densifier la force solaire dans la matérialité lorsqu’elle la reçoit, de même le solstice d’hiver permet de recevoir des forces vives pour l’élévation de la conscience. Ainsi, c’est durant cette période que des forces favorables permettent d’entrer plus facilement en communion avec l’esprit christique. La date ne fut pas choisie au hasard…

 (Photo Mithra taurochtone Venise - © The Bridgeman Art Library)


C'est aussi la raison pour laquelle le 25 décembre est une date commune à bien des religions, puisque de nombreux Avatars sont nés d'une Vierge à cette date. Ce jour est devenu une marque magique, une empreinte solaire. Horus, le Messie égyptien, est également né le 25 décembre dans l'Apta, qui signifie crèche ou mangeoire. Et dans l'ancienne Egypte, les habitants portaient le Nouveau-né dans sa crèche à travers les rues de la ville. Il est curieux de constater qu'une étrange similitude se retrouve dans les circonstances de la venue au monde de personnages divins. Cette date du 25 décembre, en raison de son symbolisme, fut très importante dans l'histoire de la Tradition. C'est en effet ce jour, selon le mythe, que le prince Siddharta devint le Bouddha. C'est à cette même date que la Vierge Calliopé mit au monde Orphée. C'est encore le 25 décembre que les Egyptiens célébraient l'anniversaire de la mort d'Osiris, le dieu vert directement rattaché au soleil selon la Tradition. Le dieu Krishna Lui-même n'échappe pas à cette conjonction stellaire et l'on retrouve avec sa Naissance des similitudes troublantes avec Jésus. Enfanté par la Vierge Dévâki, ce sont des bergers qui prirent soin de l'Enfant. Des sages vinrent Le saluer et comme pour la Naissance de Jésus, ce dieu fut caché car le roi Kansa fit massacrer 40.000 nouveau-nés dans l'espoir de tuer celui qui pourrait le détrôner, afin que les prophéties ne s'accomplissent point. Il est curieux de constater que les mêmes symboles ressortent systématiquement tout au long de ces Naissances : la grotte ou étable, l'étoile et les mages. Nous pouvons comprendre ainsi ce que la Tradition nous signale par l'intermédiaire de ce symbolisme.

 

Symbolisme! Mais doit-on pousser les arguments jusqu'à dire que ces personnages sont purement mythiques ? Certainement pas ! Toutefois, il faut considérer que leur origine reste bien mystérieuse aux yeux du profane. Ce que la Tradition a voulu nous montrer est sans nul doute que ce symbole solaire confère au Christ l'expression du Verbe, c'est-à-dire la plus Haute Expression de la Conscience Divine que notre monde pût recevoir. C'est pourquoi le Nom même du Christ doit être retenu dans son aspect universel et non pas dans les limites d'une religion. Il n'est pas venu pour faire des chrétiens au travers d'un dogme, mais pour libérer le monde de la puissance nocive qui l'enserrait, pour porter à tous le plus formidable message jamais donné : l'amour entre les êtres, c'est-à-dire reconnaître l'autre comme soi-même, c'est-à-dire encore considérer l'autre non pas comme une simple personnalité humaine distincte mais comme une conscience en voie d'évolution, une conscience prête à l'Eveil. Car ainsi, en voyant l'autre, on se voit soi-même.

 

La religion n'a gardé de cela qu'un message souvent considéré comme mièvre par beaucoup, car comment peut-on s'aimer les uns les autres d'une manière profonde et réelle au-delà de toute conception restrictive et limitée de la nature humaine, sans envisager cet aspect transcendant qu'est l'évolution de la conscience ? Celui ou celle qui parvient à percevoir ce sentiment qui se situe en dehors de toute perception charnelle ou affective a déjà fait de grands pas vers la réalisation de lui-même. Le Christ, comme tous les êtres Eveillés, porte un regard différent sur la nature humaine et c'est pour cela qu'il disait : « Comme Toi Père tu es en moi et moi en Toi et qu'eux soient en nous. » (Jean, 17:21-22)

 

                                                      © Les signes de Jésus - Huile sur toile Nicholas Roerich


Ce sentiment pourra peut-être paraître trop subtil pour certains. Pourtant, il est accessible à tous ceux et celles qui désirent sortir des limites du piège de l'intellect et qui veulent briser leurs horizons mentaux. De tous temps, notre éducation nous a appris à fonctionner à travers le prisme déformé de notre ego. Nous sommes sûrs d'être des personnalités de chair et de sang et nous raisonnons toujours en fonction des perceptions de ce véhicule qui nous est prêté pour un temps et qui est notre corps physique, notre intellect, nos émotions qui constituent notre psychisme et notre mental. Pourtant, l'être humain ne fut pas toujours ainsi limité. Jadis, il savait percevoir à travers sa conscience qui est l'Esprit dont parle le Christ. L'enlisement dans la densité du monde nous a poussés à oublier notre véritable nature, et voilà que nous raisonnons juste sur de fausses données. Des millénaires d'éducation détournée nous ont conduits à être prisonniers d'un monde d'illusion. C'est exactement le symbole d'Excalibur, l'épée d'Arthur prisonnière du roc ; c'est exactement le symbolisme du Graal ce sang du Christ qui est la vraie nourriture de notre conscience qui cherche à s'extraire d'un monde illusoire pour naître à la Réalité. Noël est donc la fête de la Lumière la fête de l’Enfant divin qui est le Soi en chacun de nous et qui doit nous illuminer. Le véritable mystère de la Nativité, au-delà de toute notion religieuse, réside effectivement dans cette longue nuit de l’Ame à travers les vicissitudes des vies multiples de chaque être humain enfermé dans les limites de l’ego de pouvoir un jour s’unir en toute conscience à l’Enfant divin qui est en chacun de nous. C’est là le message christique que renferme le symbolisme de Noël. 

 

A l'approche des fêtes, souhaitons que la vie inscrite dans les paroles du Christ nous offre la clé qui ouvre les portes de notre conscience. Et si dans le monde, des êtres s'éclairent ainsi peu à peu, ils inciteront d'autres encore à le faire. Cela arrivera un jour, ce n'est pas une utopie. Mais faut-il passer par d'horribles évènements pour comprendre qu'il est temps que chacun de nous se « réveille » ? Prendre conscience que la vie n'est pas uniquement ce que notre corps ou nos émotions réclament ? En perdant le sens réel de la vie, nous avons perdu le sens de nous-mêmes. Noël est une bonne opportunité pour se remettre en question car la nuit la plus longue de l'année, c'est aussi notre conscience enlisée dans les ténèbres ; mais n'oublions surtout pas qu'au-delà de cette apparence, le soleil spirituel se lèvera toujours invaincu.

 

Guillaume Delaage






 

© Guillaume Delaage 2007

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Par Guillaume DELAAGE - Publié dans : gdelaage
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Commentaires

Article très intéressant.


Connaissez vous le film Zeitgeist? (téléchargeable gratuitement ->google)


La première partie de ce film concernant la religion est très proche de votre article.

Commentaire n°1 posté par edos2034 le 20/11/2007 à 15h21

article trés vrai comme l'exprime la Qabbale :


"2 En ASSIAH, Je suis le Soleil
Dont les rayons sont la source de la vie et de l'action.
Le Soleil en ce monde matériel
Est le père de tous les corps qui s'y trouvent,
Et la cause de chaque mouvement.
Mais bien que Je sois ton Soleil,
Je suis aussi chaque soleil.


Ne perds pas de vue l'Esprit dans le symbole,
Ô, chercheur de Lumière.


3 Tu résides sous les ailes du Grand Soleil,
Et c'est de ce Soleil que le Prophète a dit:
"Mais sur toi qui crains mon nom
Se lèvera le Soleil de Justice,
Portant la guérison dans ses ailes".


Oui, ce jour-là
Tu lanceras vers le Seigneur un nouveau chant,
Un hymne de réjouissance à son admirable visage,
Le VISAGE de ton propre et véritable Soi."


 Livre des Signes et témoignages


 

Commentaire n°2 posté par lavoisier le 27/11/2007 à 20h51

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